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L'époque de Nara (奈良時代, Nara-jidai) est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Elle correspond à l'époque qui s'étend entre 710 et 794.

Cette époque débute avec l'installation de la capitale par l'impératrice Gemmei à Heijô-kyô (平城京) aujourd'hui connu sous le nom de Nara. Elle prend fin, lorsque l'empereur Kammu déplaça la capitale à Nagaoka pour échapper à l'influence des Six écoles de la capitale du sud (南都六宗). Ce site fut rapidement quitté au profit de Heian-kyô (平安京, Heian-kyô), future Kyôto, car le lieu semblait néfaste.

Cette époque voit également l'accession au trône de la dernière Impératrice japonaise pour presque mille ans. Suite à l'influence néfaste exercée par le moine Dôkyô sur l'impératrice Shôtoku, il fut en effet décidé que plus aucune femme ne serait autorisée à monter sur le trône, ces dernières semblant trop sujette à la « dévotion ».

En 710, le gouvernement japonais fonde sa capitale permanente à Nara. Construite sur le modèle chinois, la ville abrite rapidement plusieurs monastères bouddhiques. L'influence étouffante de ces derniers pousse l'Empereur Kammu à déplacer la capitale à Nagaoka en 784 puis à Heian (Kyôto) qui restera le lieu de résidence de l'Empereur pendant plus de mille ans (jusqu'à la restauration Meiji, 1868).

Les Japonais intègrent et transforment les apports de la civilisation chinoise. Ils développent un système administratif, une écriture, une religion et des arts spécifiques. La réforme Taika de 645 commence un processus de centralisation du pouvoir sur un modèle chinois qui va cumuler avec les codes de l'ère Taihô en 701, et donner naissance au régime des codes (律令, ritsu-ryô) qui va régir le Japon jusqu'en théorie la fin de l'époque de Heian. Mais les structures mises en place à cette époque (bureaucratie centrale, système de répartition des rizières...) connaissent des difficultés dès l'époque de Nara.

La majorité des Japonais se consacraient à cette époque à l'agriculture et vivaient dans des villages ou des hameaux autour des puits. La plupart des villageois croyaient dans la religion appelée plus tard, au XIIIe siècle, shintô, basée sur l'adoration des kamis, c'est-à-dire les forces de la nature et les esprits des ancêtres.

En 712 et 720 furent compilés respectivement le Kojiki et le Nihon Shoki, les deux premiers textes en langue japonaise.

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