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Bodys Isek Kingelez, né en 1948 à Kimbembele Ihunga et mort le 14 mars 2015, plasticien contemporain congolais ( République démocratique du Congo).

Biographie

Né dans le Congo belge en 1948, il s'installe à Kinshasa en 1970. Jusqu’à l’âge de 30 ans, Kingelez est simple professeur dans une école secondaire à Kinshasa. Et puis se produit un déclic littéralement magique  : « Lors d’une nuit en 1979, Kingelez s’est mis en transe et a réalisé une maquette hautement improbable qu’il a présentée quelques jours plus tard au musée national de Kinshasa. Les conservateurs qui l’avaient reçu n’ont pas cru que c’était lui qui l’avait faite. Alors on lui a proposé de rester pendant quinze jours au musée afin qu’il réalise une deuxième maquette pour confirmer qu’il était bien l’auteur de la première. »

Kingelez est alors nommé restaurateur. Mais à partir de 1985, il se consacre entièrement à son travail d'artiste qu'il désigne par l'expression "architecture maquettique".

Depuis le début des années 80, Kingelez édifie des « extrêmes architectures » faites de carton, de papier, de plastique, etc. Kingelez semble penser dans des styles à la fois classique, gothique, égyptien, arabe, renaissance, moderne, postmoderne, etc. Son œuvre, littéralement atypique, n’a pas de relation directe avec les valeurs culturelles de son pays, de son époque, de son contexte. Il envisage ses « extrêmes maquettes » comme un art, auquel il accorde un pouvoir sur l’individu et la société à laquelle il destine ses recherches.

En 1995, Kingelez présente ses premières constructions d’une ville entière à la Fondation Cartier à Paris, sa première grande exposition personnelle à l’échelle internationale où il fait résonner ses « extrêmes maquettes » avec l’architecture de Jean Nouvel et les machines poétiques et infernales d’un Jean Tinguely.

Souvent faites de carton, de papier et de plastique, la nature de son architecture reste résolument d’actualité. Kingelez a un talent incroyable pour les matériaux qu’on retrouve chez les artistes et designers d’aujourd’hui. Il utilise des matériaux qui ont déjà été utilisés, mais il ne s’agit absolument pas de recyclage. Il montre clairement qu’il ne s’agit pas de déchets. Dans son œuvre, il y a une critique de l'urbanisation du continent africain, mais il y a surtout un merveilleux optimisme envers le futur. À travers son positivisme inébranlable et son urbanisme rêvé, l’artiste congolais a depuis toujours dépassé de loin le continent noir et participé à sa façon au dialogue artistique international.

Bodys Isek Kingelez s’est éteint samedi 14 mars 2015 à Kinshasa à l’âge de 67 ans

Expositions (sélection)

Galerie

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Projet pour Kinshasa, 1997


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Papillon de mer, 1990


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Ville Fantôme, 1996

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