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Brick est un film américain sorti en 2005, réalisé par Rian Johnson.

Analyse critiqueModifier

Brendan Frye est un lycéen à San Clemente, dans le sud de la Californie. Il reçoit un coup de fil de la part de son ex-petite amie, Emily , terrifiée et en larmes, le suppliant de l'aider. Elle disparaît peu après. Brendan décide de la retrouver pour s'assurer de son bien-être, avec l'aide d'un autre lycéen solitaire, et le soutien prudent du surveillant général. Il retrouve le corps sans vie de son ex-petite amie et tente de retracer les derniers jours de la jeune fille pour identifier son meurtrier.

Son enquête le mène dans le milieu fermé des cliques lycéennes où il croise d'autres personnages, comme la superficielle Laura, le lunatique et violent Tug , le fumeur de joints Dode , la séductrice Kara, le sportif Brad et The Pin, le baron de la drogue local. Ce dernier va se révéler être un personnage clé dans la quête de Brendan pour la vérité derrière la mort d'Emily.

Brick est, du propre aveu du scénariste-réalisateur Rian Johnson, un film noir dont les dialogues sont directement inspirés des romans de Dashiell Hammett, mais transposés dans un lycée américain, un univers qui sert à l'habitude davantage de décor à des comédies pour adolescents.

Là où Brick transgresse les conventions, c’est dans son décor et la nature de ses personnages. L’histoire se déroule autour d’une high school dans une banlieue du sud californien, et ses protagonistes, s’ils passent beaucoup de temps dans les couloirs de l’école, semblent ne jamais aller en cours.

Brick n’est pas un film conventionnel. Tourné avec un budget minime à San Clemente, la ville d’origine de Johnson, l’atmosphère noire contemporaine du film doit aussi beaucoup à son esthétique stylisée et l’interprétation sobre de ses acteurs, dont Lukas Haas dans le rôle du Pin, un personnage à la fois amusant et inquiétant, qui se fait conduire à l’arrière d’un minivan où trône une lampe de chevet. Joseph Gordon-Levitt est parfait dans la peau de ce Sam Spade lycéen dont l’obstination lui coute cher, et il partage notamment avec Richard Roundtree, le Shaft original, une scène d’anthologie, satire-hommage au genre policier.

En terme de mise en scène, Brick s’avère d’une solidité réjouissante, que l’on parle de sa réalisation extrêmement précise autant dans sa beauté esthétique que dans son appartenance au film noir, ou de son scénario véhiculant une efficacité dramatique pour le moins surprenante. Le jeune réalisateur n’a pas seulement du style, il sait aussi comment l’utiliser à bon escient afin de mettre sur pied une intrigue tout ce qu’il y a de plus dynamique et captivante. Brick prend souvent les allures d’une immense montée dramatique agrémentée de points de ruptures qui, plutôt que de venir freiner le train d’enfer auquel avance l’effort, viennent vivifier notre intérêt sans s' essouffler davantage. Le film fascine également de par la façon fort adroite dont il reformule dans un contexte juvénile des séquences de film noir et policier déjà vues des centaines de fois dans le passé sans en perdre l’essence.

DistributionModifier

Fiche techniqueModifier

  • Titre original  : Brick
  • Réalisation : Rian Johnson
  • Scénario : Rian Johnson
  • Production : Ram Bergman, Mark G. Mathis
  • Musique originale: Nathan Johnson
  • Photographie : Steve Yedlin
  • Montage : Rian Johnson
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Durée : 110 minutes
  • Dates de sortie : janvier 2005 (Sundance Film Festival)
    • 6 septembre 2005 (Festival de Deauville)
    • 3 mars 2006 (États-Unis)
    • 16 août 2006 (France)

Récompense : Prix spécial du jury au festival Sundance de 2005.

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