FANDOM


Chiara Mulas, plasticienne contemporaine italienne, née en 1972 à Gavoi (Sardaigne)

Biographie et œuvreModifier

Chiara Mulas est diplômée de l’académie des Beaux-Arts de Bologne (Italie). Elle vit et travaille à Toulouse.

Chiara Mulas est une artiste du rituel et de l'ethnopoésie, sa recherche artistique la conduit à explorer les rituels de la mort, de sa tradition, qu'elle réactualise dans sa pratique contemporaine. Vidéaste, performeuse, plasticienne, elle invente un nouveau rapport à l'art contemporain, aussi bien dans l'art attitude que dans le happening ou ses installations vidéos dans lesquelles elle se met en scène. Ses performances hiératiques, violentes, sonores, inventent un nouveau rapport au corps et à sa représentation. Chiara Mulas est une artiste des passages et des fractures réunifiées du symbolique. Sarde, son art identitaire parle à l'univers depuis son village de la Barbagia et revendique une préhistoire, c'est-à-dire une inspiration avant la narration de l'histoire.

Pour elle la modernité c'est aussi choisir le passé de nos avenirs. C'est dans ce passé de l'art, non séparé de la vie et de la mort qui a survécu en Sardaigne depuis les temps néolithique jusqu'à nos jours, que Chiara Mulas plonge les mains aigués de sa modernité. De l'art non séparé retrouvé par le situationnisme ou dans certaines intentions de Fluxus, c'est dans ce pays où l'on peut encore partagé la poésie avec le peuple que l'art fondamental de Chiaras Mulas s'épanouit. Artiste de la transgression fondamentale mais dans le respect de la tradition qu'elle inverse, elle se revêt, elle même, du masque du bouc incarnant Dionysos utilisé dans les fêtes de transe des « mamoutones ». Chiara Mulas explore l'avenir de ses passés, quand allongée sur un lit de mort, les pleureuse de son village, viennent pleurer leurs chants d'enterrement et d'accompagnent l'âme des morts vers des territoires que nous ne connaissons pas. Quand Chiara Mulas rend hommage aux « Acabadoras », les chanteuses euthanasiques de la tradition sarde, qui savaient en chantant interrompre la mort souffrante des moribonds, elle réinvente la modernité. Se souvenir de son marteau d'initiée qui frappe le cou et le cœur , de l'amour et de la mort.

Photographe de chèvres, sorcière, médium, anthropologue directe, les films dans lesquels elle incarne la femme clandestine de son peuple sont des repères fondamentaux pour les artistes de notre temps. Son art reflète une identité néolithique, l'âge de la nouvelle pierre de l'art au temps des pétroliers et des bombes atomiques. La justesse de son art et de ses cibles, en font une guerrière de l'art contemporain. De cet art qui transforme la vie puis de cette vie qui transforme l'art. Depuis les photos de ses chèvres et de ses oiseaux, cette actrice nue, cette bergère révolutionnaire armée de cornes fait les trous fondamentaux à travers lesquels nous pouvons voir le monde. Son art qui sait saisir l'éphémère dans son éternité, nous juge et nous regarde.

Artiste de la résistance, elle est une combattante de la liberté et de la désaliénation.

Elle collabore régulièrement avec Serge Pey, qui la décrit ainsi : « Chiara Mulas est une photographe, une performeuse, une curandera, un médium, une réveilleuse de vie, une anthropologue directe. Ses films, ses performances, ses œuvres plastiques, incarnant la femme de son peuple, sont autant de repères fondamentaux pour les artistes de notre temps. La justesse de son art et de ses cibles, en fait une artiste-guerrière de l’art contemporain. »

Expositions (sélection)Modifier

  • 2013 Biennale de Melle 2013
  • 2008, Toulouse, hommage à Antonio Cesare Vanini, lecture et performance, poème d'Holderling
  • 2007, Marseille, Friche Belle de Mai, Instants vidéo, installation vidéo e performance avec Serge Pey. Tomate et vitres pour les Accabbadoras.
    • 25e Marché de la poésie de Paris (France) performance, avec Serge Pey, cité Veyron, fondation Boris Vian,
    • Toulouse,hommage à la « 35e brigade » avec Serge Pey
  • 2006, Porto Torres (Sardaigne) "Petrolchimica", installation et performance avec Fabiola Ledda dans le cadre du festival "Vento di vento" a cura dell'Associazione "Terra d'Ombre" en collaboration avec l'Académie des Beaux Arts de Sassari.
  • 2005, Asuni (Sardaigne), " Chiapra" , Installation photographique et vidéo dans le cadre du festival « Paroles et visions autour du voyage »
  • 2004, Bologne, (Italie) " Chiapra " e "S'Accabbadora", Circolo Culturale "Manà", installation photographique et vidéo.
  • 2003, Bologne, (Italie) " Chiapra ", l'Atelier Gallerie "Les Girafes".
  • 2002, Bologne, (Italie) "Bambola", installation photographique au Circolo Culturale Arcigay "La Salara".

GalerieModifier

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA  .