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Daniel Pommereulle plasticien contemporain français né en 1937, et mort en 2003

Biographie et œuvreModifier

Dès les années 1960, Daniel Pommereulle est tour à tour comédien, cinéaste, peintre et sculpteur.

Après avoir peint ses premiers tableaux (Nuages, Spirales), il participe en 1961 à « Anti-Procès III » à Milan, organisé conjointement par Jean-Jacques Lebel et Alain Jouffroy, et réalise par la suite, à partir de 1963, des assemblages d’objets. En 1966, associé aux « Objecteurs » selon l’expression de Jouffroy, Pommereulle expose un Pêcher en fleur au Salon de mai.

Pommereule se plait à produire des objets impossible à prendre. En 1965, il réalise un premier objet hors saisie, un pot de peinture jaune recouvert de lames de rasoir, qu'il manipule lui-même dans La Collectionneuse.

Comme comédien, il débute en 1967 dans La Collectionneuse d'Éric Rohmer et joue ensuite dans une dizaine de films, dont La mariée était en noir de François Truffaut, Week-end de Jean-Luc Godard et Les Idoles de Marc'O. En 1972, il tourne dans La Cicatrice intérieure de Philippe Garrel, un cinéaste qu'il retrouve vingt-sept ans plus tard pour Le Vent de la nuit.

Sur le modèle de son objet hors saisie, il produit des Objets de tentation particulièrement provocants chez Mathias Fels puis, par la suite, travaille aux plans des grandes sculptures de la série « Urgences » ainsi qu’aux « Objets de prémonition », hérissés de lames de rasoir ou de scalpel, toujours aussi insaisissables (1974-1975).

Il participe à l'exposition « Fin de siècle » au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou en 1975. Par la suite, il travaille le verre, la pierre et l’acier.

En tant que cinéaste, il produit notamment deux œuvres filmiques, One More Time (1967) et Vite (1969), pour lesquelles il conçoit successivement une « machine à suicide » et des plans-séquences filmés au téléobjectif ou à travers un télescope, aboutissant à une apologie du désert et de la planète Saturne.

Proche du galeriste Claude Givaudan qui l'expose à ses débuts, il est, par la suite, présenté notamment à la galerie Di Meo2. Une rétrospective lui est consacrée à Dole et à Belfort en 1991.

Pour Pommereulle, l'objet tranchant fait figure d'autoportrait. Il déclare "Les gens qui vont au bout d'eux-mêmes sont forcément encerclés, agressifs. Gardez vos distances, je ne suis pas comme vous et ne le serai jamais."

Le long métrage Les Amants réguliers de Philippe Garrel sorti en 2005 lui est dédié.

Expositions (sélection)Modifier

  • 1961 : « Anti-procès III », Milan
  • 1962 : Galerie Antichit, Ravenne (première exposition personnelle)
  • 1965 : « Les Objecteurs », galerie Jacqueline Ranson, Paris
  • 1966 : Expose un Pêcher en fleurs au Salon de mai
  • 1966 : « Les Objets de tentation », galerie Mathias Fels, Paris
  • 1975 : « Fin de siècle », Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris
  • 1975 : « Huitièmement, qu'est-ce que la cruauté ? », galerie Beaubourg
  • 1991 : « L'utopie des voyageurs » (première rétrospective conséquente), musée des beaux-arts de Dole et musée d'art et d'histoire de Belfort
  • 1992 : « Le pire énerve », galerie Franck Bordas, Paris
  • 1993 : « Les égorgeurs d'épaisseur », galerie Di Meo, Paris

Posthumes:

  • 2006 : « Hommage », chapelle des Capucins, Aigues-Mortes
  • 2012 : Galerie Christophe Gaillard et galerie Di Meo3, Paris
  • 2015 : L'Effet Vertigo au MAC/VAL

GalerieModifier

Site de la Galerie Gaillard

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