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Hamid Maghraoui plasticien contemporain français né en 1973 à Nimes (Gard)

Biographie et œuvreModifier

Hamid Maghraoui obtient en 2000 le DNSEP à l’’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes. Depuis de 2008, il enseigne à l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon. Sous différentes formes, son travail fait appel au quotidien en questionnant les médias, ce qu’on y voit et ce qui reste imperceptible pour le spectateur.

Qu’il traite des dispositifs d’habitation dans les zones déclassées, des dispositifs médiatiques issus du monde télévisuel, des dispositifs de stockage des données ou de transmission de l’information, le travail d’Hamid Maghraoui teste la capacité du sujet à s’inscrire de manière libre dans des dispositifs imposés.

Il déconstruit les grands récits communs tel qu’ils s’écrivent aujourd’hui, à la hauteur d’un quotidien abreuvé par les médias de masse et enfermé dans l’étau de l’urbanisation et de la technologie ultramodernes. Présentateurs de journaux télévisés contraints au silence ou réduits à une séquence aussi répétitive qu’hystérisée de respirations intermédiaires, paraboles réagencées sur les murs en des formations de combats de l’armée de l’air, caissons d'affichages publicitaires rétro-éclairés détournés, bétonnières ou grues transformées le temps d’une vidéo en instrument d’expérimentation dessinant d’improbables parcours sensibles…

Cette multitude de symboles normés de notre quotidien se trouve déplacée, embarquée dans une rhétorique qui emprunte tant à la piraterie qu’à la théorie critique et pointe l’impossibilité pour l’individu de se construire en toute liberté, l’invitant au pas de côté permanent.

Expositions (sélection)Modifier

  • 2006 Galerie de La Salamandre, Nîmes
  • 2014 Le Propre de l'homme FRAC Languedoc Roussillon
  • 2017 14e Biennale de Lyon, Mondes flottants : 23 tonnes, 2016
    Hamid Maghraoui propose un point de vue inédit sur la ville d’Avignon. Le panoram­ique qui constitue l’œuvre a en effet été réalisé à l’aide d’une caméra GoPro installée directement au creux du porte-à-faux d’une grue de chantier. Le paysage de la ville se dévoile ainsi au rythme lent des mouvements de la grue et l’image sans cesse en évolution se dévoile progressivement. La présence massive du béton et du métal rouillé des contres-poids du premier plan con­traste avec un paysage arboré, lointain mais visible, en arrière-plan. Le ballet de la grue, lent mais sûr, renvoie à l’évolution de l’urbanisation contemporaine qui gagne petit à petit du terrain et envahit ce qui reste de nature dans le paysage urbain.

GalerieModifier

http://tanukiwo.free.fr/piwigo/galleries/artcont/lyon2017/magraoui2708.JPG
23 tonnes Biennale de Lyon 2017
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