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Jacques Doillon est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste français né le 15 mars 1944 à Paris.

Biographie et styleModifier

Jacques Doillon est né à Paris le 15 mars 1944. En 1963, après la classe de Philosophie, Jacques Doillon interrompt ses études et entre dans la vie active  : facteur, rédacteur dans une compagnie d'assurances...

En 1965, il débute dans le cinéma par des stages de montage. Dès 1966, il est assistant-monteur, notamment sur Trans-Europ-Express (Alain RobbeGrillet). De 1967 à 1971 il assure le montage d'une dizaine de courts et de longs métrages. En même temps, à partir de 1969, il réalise des films de commande et des films sur le sport, Trial, Bol d'or, Vitesse oblige, Autour des filets.

Mais Doillon fera ses véritables débuts dans le cinéma de fiction avec L'An 01, son premier grand film, écrit avec Gébé. Bien accueilli par le public, ce film permet à Doillon de produire et de réaliser, dans la foulée, Les doigts dans la tête: " (...) un film drôle et vrai, un film qui chante juste, un film simple comme bonjour (...) - (F. Truffaut, " Pariscope ", décembre 1974). Succès critique et public, il est nanti d'un budget confortable pour adapter le roman "best-seller" de Joseph Joffo, Un sac de billes, qui raconte les tribulations de deux enfants juifs durant l'occupation de la France par les Nazis.

Nouveau succès, mais Doillon préfère revenir à des oeuvres plus personnelles. Il se fait l'analyste des rapports ambigus et cruels entre ceux qui s'aiment. Deux personnages, le plus souvent, s'affrontent dans un étouffant huis-clos où leur amour éclate aussi brutalement que leur haine.

Il s'est marié avec Jane Birkin en 1980 et est le père de l'actrice Lou Doillon ainsi que de Lola Doillon qui est réalisatrice.

Jacques Doillon développe, avec les mêmes exigences artistiques, un certain nombre de thèmes dont la permanence caractérise son œuvre. Parmi ceux-ci, la jeunesse, qu'il s'agisse de l'enfance ou de l'adolescence, et sa rencontre avec la complexité des sentiments, les cruautés du quotidien et l'idée de la mort. Il renouvelle la tradition psychologique avec des personnages neufs pris dans des situations assez proches de situations de vaudeville ce qui lui vaut un temps le classement dans le "nouveau naturel".

Dans les drames sentimentaux, numériquement les plus importants, la jalousie et la manipulation des sentiments dominent. C'est le cas au sein des couples mariés ou adultères. C'est également le cas pour les relations amoureuses en cours de formation, qu'elles soient le fait de jeunes gens, ou d'une relation plus âgée. Les huis-clos dans les chambres d'hôtel sont la figure majeure de ce genre chez Doillon.

Les drames de l'adolescence se distinguent des drames sentimentaux par le fait que la relation amoureuse est, en même temps, une initiation et une rupture. La rupture passe souvent par une relation difficile au père.

Dans les drames de l'enfance de Jacques Doillon, la famille a souvent disparue, dispersée par la guerre.

Dans ces trois genres, le dialogue est toujours abondant car il est un véritable moyen d'expression favorisé par le huis-clos et la concentration de l'action sur un temps très court. Pour un oui ou pour un non, confrontation en une seule scène, sur un texte de Nathalie Sarraute, d'André Dussollier et Jean-Louis Trintignant, apparaît ainsi comme exemplaire de la "méthode" Doillon telle qu'elle est illustrée, avec plus ou moins de variantes, par tous ses films.

Le dialogue n'explique pas le comportement des personnages. Il fait parfois avancer l'action, mais pas l'évolution des personnages. Cinéma de comportement, c'est en étudiant le comportement des personnages que l'on est renseigné sur eux. Le comportement n'est pas réaliste, contorsions trop importantes même en situation de crise. Les personnages ne se parlent pas face à face. Ainsi dans Le petit criminel la main de Nathalie sur le poignet de sa mère, les yeux baissés.

Cette vérité, le cinéaste la recherche lui-même en découpant ses films en longs plans-séquences qu'il impose à ses acteurs - professionnels ou non, enfants ou adultes, de rejouer lors de multiples prises, jusqu'à la fatigue.

" Émotionnellement, un premier round est moins intéressant qu'un douzième ! La fatigue fait que la garde tombe. Moi je ne peux pas travailler avec un acteur qui a une garde très haute" (in "Positif", avril 1998).

Ces méthodes de tournages qui nécessitent souvent de 20 à 30 prises mais où seulement 2 ou 3 sont développées est en fait peu onéreuse. Caméra fixe et frontale avec une grande proximité des personnages, son style se rapproche ainsi du huis-clos psychologique et théâtral. Comme au théâtre où le sujet est traité pendant la durée de la représentation sans exigence de réalisme.

FilmographieModifier

Récompenses Modifier

Festival de Cannes Modifier

  • 1979 : Prix du meilleur jeune pour La Drôlesse

César du cinéma Modifier


Retrouvez tous les détails de la filmographie de Jacques Doillon sur sa fiche IMDB


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