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Jon Rafman plasticien contemporain canadien né en 1981 à Montréal.

Biographie et œuvreModifier

Jon Rafman est né à Montréal, au Québec. Il détient deux diplômes universitaires : une maîtrise des beaux-arts de la School of the Art Institute of Chicago et un baccalauréat en philosophie et littérature de l'université McGill. Il vit et travaille à Montréal.

L’œuvre de Jon Rafman met l’accent sur la mise à distance que provoquent les technologies numériques et les nouveaux médias. Avec ses installations, photographies et vidéos, l’artiste impose un regard à la fois mélancolique et ironique sur nos interactions sociales, nos communautés virtuelles et les réalités inattendues qu’elles créent. Il met l'accent sur les manières dont ces technologies nous distancent de nous-mêmes. Il offre aux amateurs d'art une vision humoristique et ironique des interactions sociales de la société moderne, des communautés ainsi que du monde virtuel. Ses films et son art en général mettent à profit des moments très personnels de la vie de Rafman. Ceux-ci démontrent de quelle manière la culture populaire, laquelle est extrêmement éphémère, ainsi que les médias publicitaires, façonnent nos désirs et mettent en danger notre propre définition de l'être humain.

Il explore de fond en comble l'identité et l'histoire des univers virtuels les plus communs, comme Google Earth, Google Street View ou Second Life. Même si Rafman prend rarement position quant au message envoyé par son art, il demande constamment au spectateur de réfléchir sur le sens de la vie humaine dans un contexte, aussi récent et ambigu soit-il, où les technologies prédominent. Jon Rafman célèbre, embrasse et critique la culture contemporaine tout en révélant au monde les origines de la solitude et de l'aliénation modernes.

L'un de ses projets consiste en une tournée dans le monde virtuel de Second Life, laquelle est animée par son avatar, le Kool-Aid Man. Ce projet exploite le potentiel créatif des utilisateurs afin de donner vie à un être idéal.

L'artiste s’est aussi fait connaître avec 9-Eyes (9 yeux), vaste compilation d’images de Google Street Views (un service qui offre la possibilité de voir un panorama à 360° de n’importe quel lieu à partir du moment où un véhicule équipé de neuf caméras directionnelles l’aura filmé), et prélevées au cours de ce que l’artiste qualifie de « safaris virtuels ». L’artiste a collecté une grande quantité de vues quelquefois abstraites, souvent inattendues, qui dépeignent parfois des réalités compliquées comme des tentatives de meurtres, de la prostitution, des arrestations, ou contiennent des données erronées, créant ainsi des paysages impossibles.

Pour la Biennale de Lyon 2015, il présente Glass Troll Cave, une installation qui prend la forme d’une cabine de visionnage à l’intérieur de laquelle un seul visiteur peut entrer. Les films qui y sont diffusés, Erysichthon, Mainsqueeze et Still Life (Betamale) (tous de 2015) composent une trilogie qui démontre l’emprise de la technologie sur la conscience contemporaine.

Expositions (sélection)Modifier

  • 2010 Museum of Contemporary Art of Rome
    • Free - New Museum of Contemporary Art, New York
  • 2012 The Saatchi Gallery
  • 2013 : Annals of Time Lost, Future Gallery, Berlin
    • A Man Digging, Seventeen Gallery, Londres
    • You Are Standing in an Open Field Zach Feuer Gallery, New York
  • 2014 Hope Springs Eternal II - Galerie Antoine Ertaskiran, Montréal
    • Mainsqueeze - Plymouth Rock, Zürich
    • The end of the end of the end - Contemporary Art Museum St. Louis, Missouri
  • 2015 13e Biennale d'art contemporain de Lyon, La Vie Moderne, commissaire Ralph Rugoff
  • 2016 Dreaming Mirrors I: Dreaming Screens - Sprüth Magers, Berlin

GalerieModifier


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