FANDOM


Le Mystère de la chambre jaune est un film franco-belge réalisé par Bruno Podalydès et sorti en 2003.

AnalyseModifier

Un crime vient d'avoir lieu au château du Glandier : Mademoiselle Stangerson, fille d'un célèbre savant, a été victime d'une agression sauvage dans sa chambre, hermétiquement close. Le célèbre policier Frédéric Larsan est sur la piste de l'agresseur, mais Joseph Rouletabille, jeune journaliste, mène lui aussi son enquête, aidé par son seul sens du raisonnement.

C'est lui qui finira par percer le mystère de la chambre jaune et démasquer l'auteur de ce crime et découvrir ses propres liens avec la victime.

Qui est l'agresseur ? Quel est son mobile ? Et surtout comment a-t-il pu s'échapper de la chambre jaune qui était fermée de l'intérieur ? Le générique commence sur des billes qui vont et viennent. Elles symbolisent les personnages qui dans ce film passent et repassent. Des personnages que l'on accuse, puis que l'on acquitte. Nous assistons au début de ce vaste jeu de cache-cache. Le film tout entier est marqué de la touche de mystère. L'arrivée du juge, de son greffier, de Rouletabille et Sinclair en est l'un des exemples. Une petite gare perdue dans la campagne, toute baignée de brume matinale. La voiture, invention du professeur Stanguerson, n'échappe pas à ce jeu de vérité et de mystère. Pour preuve, la voiture conduite par Darzac, fonctionne à l'énergie solaire.

Elle stoppe un moment, les nuages obscurcissant la lumière du soleil. Car il est bien question de lumière et d'ombre, la première associée à la vérité, et la deuxième au mystère. Cette lumière dont Rouletabille aura besoin pour évoluer dans son enquête. Le jeu de lumière et d'ombre est l'un des éléments primordial du film. Film que l'on pourrait comparer à une pièce de théâtre plus qu'un huis clos.

En effet, l'effet de mystère provoque une évasion chez le spectateur : on se prend à réfléchir à l'affaire, à enquêter. Le suspense est bien présent et repose sur la présence de tous ces personnages que l'on découvre peu à peu. De plus l'on rentre totalement dans l'enquête grâce à la division du film en chapitre, portant chacun un titre. On ne se sent pas comme un huit clos. Rappelons cette phrase du Juge quand il apprend qu'il a fait du théâtre dans sa jeunesse.

D'ailleurs sa prise de parole à la reconstitution du drame en est l'exemple. On peut même désigner ce théâtre, qui rappel le théâtre d'ombres. Ainsi assistons-nous à des plan fixes, où seul est visible l'ombre des personnages.

Pour penser et comprendre l'affaire, Rouletabille place tous ceux présent au château, dans un cercle. C'est par ce cercle qu'il résout une partie du mystère, ce cercle qui rappelle les billes du générique. Billes que l'on retrouve tout au long du film, notamment dans le laboratoire du professeur Stangerson. Le cercle que l'on retrouve aussi dans la scène de camouflage dans l'horloge. Le cercle qui symbolise aussi le temps. Le cercle qui indique que tout revient finalement au début, la vie a repris au château quand ils repartent, et ils reprennent un train (par lequel ils étaient arrivés).

Bruno Podalydès a tourné Le Mystère de la chambre jaune dans le pur esprit de Gaston Leroux, mystère et mystification, tout en y introduisant, par instants, des zestes d'humour. La scène où le fidèle Sinclair s'empêtre dans une horloge évoquait avec brio l'absurde lent et étincelant d'un Blake Edwards.

DistributionModifier

  • Denis Podalydès : Joseph Rouletabille
  • Jean-Noël Brouté : Sainclair
  • Claude Rich : Le juge De Marquet
  • Scali Delpeyrat : Le greffier
  • Sabine Azéma : Mathilde Stangerson
  • Michael Lonsdale : Pr Stangerson
  • Julos Beaucarne : Le père Jacques
  • Olivier Gourmet : Robert Darzac
  • Pierre Arditi : Inspecteur Frédéric Larsan
  • Isabelle Candelier : Madame Bernier
  • Dominique Parent : Monsieur Bernier
  • George Aguilar : Petit-Pied, le garde-chasse
  • Patrick Ligardes : Le brigadier
  • Sylvain Solustri : William, homme en noir
  • Vincent Vedo Velli : Marcel, homme en noir
  • Bruno Podalydès : le médecin / le narrateur

Fiche techniqueModifier

  • La même équipe adapte en 2005 le roman suivant de Gaston Leroux dans la série des Rouletabille : Le Parfum de la dame en noir


Retrouvez tous les détails techniques sur la fiche IMDB

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA  .