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Le MacGuffin est un concept original dans le cinéma d'Alfred Hitchcock. Ce terme est utilisé par le cinéaste pour désigner l'objet qui sert de prétexte pour déclencher une histoire, par exemple les formules secrètes des 39 marches, l'uranium dans les bouteilles de vin dans Les Enchaînés, la grosse d'argent volé dans Psychose et Pas de printemps pour Marnie ou bien les bijoux dans La Main au collet.

Dans le cinéma hitchcockien, cet élément et les convoitises qu'il suscite entrainent alors le héros dans moultes péripéties, si bien que l'élément est vite oublié et perd de son importance.

L'origine du mot viendrait de l'histoire suivante, racontée par Hitchcock :

Deux voyageurs se trouvent dans un train allant de Londres à Edimbourg. L'un dit à l'autre : « Excusez-moi Monsieur, mais qu'est-ce que ce paquet à l'aspect bizarre que vous avez placé dans le filet au-dessus de votre tête ? — Ah ça, c'est un MacGuffin. — Qu'est-ce que c'est un MacGuffin ? — Eh bien c'est un appareil pour attraper les lions dans les montagnes d'Écosse — Mais il n'y a pas de lions dans les montagnes d'Écosse. — Dans ce cas, ce n'est pas un MacGuffin » .

Hitchcock utilisait souvent cette anecdote pour se moquer de ceux qui exigent une explication et une cohérence parfaite pour tous les éléments d'un film, qu'il appelle les vraisemblants. Ce qui l'intéresse c'est de manipuler le spectateur, et qu'il ait aussi peur que le héros ou l'héroïne de son film. Peu importe les petites approximations sur la vraisemblance. Hitchcock considérait les films comme un spectacle en soi et non une copie conforme de la réalité.

C'est pourquoi dans les films d'Hitchcock le MacGuffin est totalement anecdotique, c'est un élément de l'histoire qui sert à l'initialiser voire à la justifier mais qui s'avère, en fait, sans grande importance au cours du déroulement du film.

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