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Melwyn Bonnaffe, plasticien contemporain français, photographe, né en 1984 à Pau

BiographieModifier

Vit et travaille à Paris

Formation : 2012-2008 : École National Supérieur des Arts Décoratifs, Paris

D’abord marqué par des émotions autobiographiques, le photographe n’appelle pas au grand soir de la révolution esthétique, mais propose des hommages à la différence. En dressant le trombinoscope d’une société, Melvyn Bonnaffé place son intention à l’origine de la représentation : montrer le corps dans tous ses états et « questionner la norme ».
Il y a les vieux, les fous, les gros, les musclés, les petits et les grands. Un garçon sur fond bleu, une fille sur fond rose, une asiatique sur fond jaune.

Melvyn Bonnaffé se sert de codes iconographiques, qu’il maîtrise grâce à son expérience dans la publicité, afin de mettre au premier plan, et en grand tirage, des caractères humains remarquables, physiques et psychologiques, visibles ou cachés. Il combat la langue de bois et le politiquement correct, une bataille qui ne lui paraît pas encore acquise : on appellera les obèses les gros, les disgracieux les moches, et les bizarres les fous. Melvyn Bonnaffé explique que « le génie, le fou, le scientifique, l’acteur, le mannequin, l’artiste sont tous des êtres extrêmes, qui se rejoignent dans leur anormalité. Les uns se confondent parfois avec les autres, mais la société n’en admirent que certains. »

Les séries photos et vidéos que Melvyn Bonnaffé présente au Salon de Montrouge sont des réponses à la part d’étude physique de son travail, « le corps comme seul reflet évident de notre conscient et de notre inconscient (…). Notre corps ne reflète pas notre métier. L’homme le maintient grâce au sport ou le laisse aller. Le corps n’est plus un corps utile mais un corps visible ».

Mises en scène de personnages documentaires, qu’il fait poser ou jouer très brièvement, les deux projets mettent le corps à l’épreuve de son état normal :

  • Télomère dans son rapport à l’usure face à l’effort
  • Tapis dans sa complexité de coordination avec la concentration mentale lorsqu’il est sollicité par un geste sportif.

Le regard face objectif de chacun des modèles rappelle au spectateur qu’il s’agit bien de l’interpeller frontalement sur ce qu’il renvoie. Pas besoin de misérabilisme, Melvyn Bonnaffé peut dire « je photographie mon hypocrisie et celle de ma société ».

Expositions (sélection)Modifier

GalerieModifier

site de l'artiste

Bonnaffe4412
Série Télomère, Old Sport Men
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