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Notre-Dame-de-Lorette est une colline, de 165 mètres d’altitude, sur le territoire de la commune d'Ablain-Saint-Nazaire près d'Arras, dans le département du Pas-de-Calais. La colline de Notre-Dame-de-Lorette doit son nom à l'oratoire édifié au XVIIIe siècle par le peintre Florent Guilbert à son retour de pèlerinage à la Santa-Casa de la Vierge à Lorette en Italie. L'oratoire est détruit pendant la Révolution et est remplacé par une chapelle détruite elle aussi lors des bombardements de la colline en 1914 et 1915.

Les batailles de Notre-Dame-de-LoretteModifier

D'octobre 1914 à octobre 1915, la colline de Lorette, est l'objet de luttes farouches entre l'armée française et l'armée allemande, en particulier lors de la Bataille de l'Artois (mai-juin 1915) et la Bataille de l'Artois (automne 1915). Cette position dominante, qui à 165 m au-dessus du niveau de la mer, offre un observatoire exceptionnel sur le bassin minier au nord, et la plaine d'Arras au sud.

En une année, 188 000 soldats, dont 100 000 français, sont morts pour défendre ou prendre « l'éperon de Notre-Dame-de-Lorette ».

Nécropole nationale de Notre-Dame-de-LoretteModifier

La nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette est un cimetière militaire et mémorial français. Inaugurée en 1925, elle commémore les milliers de combattants morts sur un des champs de bataille les plus disputés de la Première Guerre mondiale entre octobre 1914 et septembre 1915. Environ 45 000 combattants y reposent, dont la moitié dans des tombes individuelles. La superficie totale du site comprenant le cimetière, la basilique, la tour-lanterne et le musée, fait plus de 25 hectares. C'est la plus grande nécropole militaire française.

Elle commémore aussi les victimes de toutes les guerres de toutes les nations. En particulier un soldat inconnu de chacun des 3 autres grands conflits du XXe siècle (Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie) repose dans la crypte de la tour-lanterne.

Immédiatement après la guerre, le site de la colline de Notre-Dame-de-Lorette est choisi pour rassembler les dépouilles de soldats provenant de plus de 150 cimetières de l'Artois et des Flandres françaises.
C'est en 1925 que la nécropole est inaugurée avec son immense cimetière, sa place d'Armes, les ossuaires, la basilique et la tour-lanterne.
Notre-Dame-de-Lorette a été classée site historique par décret du 27 décembre 1928.

Les tombes individuelles : Surmontées dans un premier temps de croix en bois, comme dans tous les cimetières militaires français, les tombes de Lorette ont été surmontées par une croix en ciment à partir de mars 1933, sous la direction de M. Aulery. Les croix de bois retirées ont été par la suite repeintes en noir et utilisées dans les cimetières allemands que la France entretenait alors.

La nécropole comporte huit ossuaires dont l’ossuaire principal, situé sous la tour-lanterne, qui recueille des ossements ramassés sur la colline de Notre-Dame-de-Lorette elle-même ; et sept autres ossuaires répartis sur le site et qui recueille des ossements provenant de toute la région.

La tour-lanterne est l'œuvre de l'architecte Louis Marie Cordonnier. Elle s'élève à 52 m de hauteur et repose sur une base carrée de 12 m de côté. Son inauguration, présidée par le Président du Conseil Paul Painlevé, a lieu le 2 août 1925. Le sommet de la tour contient une lanterne qui tourne à raison de cinq tours par minute et dont la lumière est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. La tour abrite une crypte dans laquelle se trouve un ossuaire ainsi qu'une chapelle ardente. Un petit musée se situe au premier étage.

La chapelle-basilique de Notre-Dame-de-Lorette qui est aussi l'œuvre de Louis Marie Cordonnier, est un édifice de type romano-byzantin de 46 m de longueur et de 14 m de largeur. Elle est inaugurée le 2 août 1925 par le président du Conseil Paul Painlevé.

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La tour-lanterne
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La crypte

Anneau de la MémoireModifier

L'Anneau de la Mémoire, ou Mémorial international Notre-Dame-de-Lorette, est un monument commémoratif du centenaire de la Grande Guerre élevé sur la colline, au sud-est de la nécropole, sur un terrain de 2,2 ha

Le mémorial, conçu par l'architecte Philippe Prost, consiste en un anneau d'un périmètre de 345 m, pesant 300 tonnes, avec un éclairage nocturne de LED, présentant en sa face intérieure 500 panneaux dorés (dont 499 gravés) d'environ 3 mètres de haut sur lesquels sont inscrits les noms des soldats par ordre alphabétique, sans distinction de nationalité, de grade ou de religion. Les noms sont écrits avec des caractères de 12 millimètres de hauteur. Le premier de la liste est « A Tet », un Népalais de l'armée britannique ; la dernière inscription mentionne « Zschiesche Paul » , un Allemand.

La liste des noms de 579 606 tués sur les 90 kilomètres de front du Nord-Pas-de-Calais entre 1914 et 1918, représentant 40 nationalités, a été dressée à partir des données fournies par chaque nation, principalement grâce aux archives françaises, britanniques et allemandes :

  • la base fournie par la Commonwealth War Graves Commission rassemble 241 214 noms de combattants issus de l’ancien empire britannique, inhumés dans quelque 800 cimetières militaires de la région ;
  • le Volksbund Deutsche Kriegsgraberfursorge (VDK) allemand en a transmis 173 876 ;
  • la liste française de 106 012 noms intègre les combattants de l’ancien empire colonial (Algériens, Sénégalais, Indochinois…) et ceux de la Légion étrangère « morts pour la France ».

Le mardi 11 novembre 2014, François Hollande, président de la République française, inaugure l'Anneau de la Mémoire. À cette occasion, il dévoile une plaque au milieu de la pelouse de cet Anneau de la Mémoire, puis il participe au ravivage de la flamme devant la tour-lanterne de la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette.

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