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Classification classique
Prionailurus bengalensis
phylum Chordata
sous-embranchement Vertebrata
classe Mammalia
infra-classe Eutheria
ordre Carnivora
famille Felidae
genre Prionailurus
Prionailurus bengalensis
Kerr, 1792

Prionailurus bengalensis, aussi appelé Chat léopard du Bengale, en anglais leopard-cat, en japonais yama-neko ( 山猫 ), est une espèce de félin qui se rencontre en Asie.

Prionailurus bengalensis était autrefois appelé Felis bengalensis. Le croisement avec le genre Felis (chat domestique est possible), et donne le Bengal

DescriptionModifier

  • Apparence : petit chat avec une tête fine et un pelage jaune tacheté de noir, il y a tout de même de nombreuses sous-espèces avec de grandes variations dans les coloris du pelage.
  • Longueur : 35 à 60 cm.
  • Poids : de 3 à 7 kg.
  • Nombre de jeunes par portée : de 2 à 4 chatons.

RépartitionModifier

Le Chat léopard du Bengale se trouve en Afghanistan, au Bangladesh, en Birmanie, au Cambodge, en Chine, en Inde, en Indonésie, au Japon (sur les îles Tsushima et Iriomote), en Corée, au Laos, en Malaisie, au Népal, au Pakistan, aux Philippines, à Taïwan, en Thaïlande, dans les Républiques orientales de l’ex-Union soviétique et au Viêt Nam.

Sous-espècesModifier

Onze sous-espèces ont été décrites:

  • Prionailurus bengalensis alleni Sody, 1949
  • Prionailurus bengalensis bengalensis (Kerr, 1792)
  • Prionailurus bengalensis borneoensis Brongersma, 1936
  • Prionailurus bengalensis chinensis (Gray, 1837)
  • Prionailurus bengalensis euptilurus (Elliot, 1871) Chat de Tsushima
  • Prionailurus bengalensis heaneyi Groves, 1997
  • Prionailurus bengalensis horsfieldii (Gray, 1842)
  • Prionailurus bengalensis javanensis (Desmarest, 1816)
  • Prionailurus bengalensis rabori Groves, 1997
  • Prionailurus bengalensis sumatranus (Horsfield, 1821)
  • Prionailurus bengalensis trevelyani Pocock, 1939

De plus

  • Prionailurus iriomotensis (Imaizumi, 1967) considéré comme espèce à part entière est aussi classé comme sous-espèce Prionailurus bengalensis iriomotensis; Chat d'Iriomote

Références ITIS

Chat de TsushimaModifier

On trouve au Japon une sous-espèce de chat-léopard (Prionailurus bengalensis euptilura) appelé « chat sauvage de Tsushima » (対馬 山猫, Tsushima yama-neko) sur l'île Tsushima. Elle serait arrivée du continent asiatique il y a 100 000 ans. L'île Tsushima est située aux abords du détroit de Tsushima. Elle dépend de la préfecture de Nagasaki avec un superficie de 696,26 km². Elle est située à l'est et au sud est de la péninsule coréenne et à l'ouest du détroit de Kammon qui sépare les îles japonaises de Honshū et de Kyūshū. Tsushima possède un climat subtropical maritime, avec une forte influence des vents de mousson. La population de l'île est d'environ 41 000 habitants.

Désignée Trésor national par le gouvernement japonais en 1971, elle a été reconnue comme espèce menacée en 1994 au Japon et un plan de conservation a été mis en place dès 19951. En 2004, il ne restait qu'une centaine d'individus.


Chatleo2.jpg

Chat d'IriomoteModifier

  • Apparence : chat à la robe gris-brun parsemée de tâche. Queue épaisse et griffes pas complètement rétractiles.
  • Poids : de 3 à 5 kg.

Le chat d’Iriomote (Prionailurus bengalensis iriomotensis, Imaizumi, 1967) vit uniquement sur la petite île de Iriomote (préfecture d'Okinawa). Celle-ci, d’une superficie de 289 km2 et peuplée d’environ 2 000 habitants, est située à l’extrême-sud du Japon et à environ 260 km de Taïwan. Ce chat n’est connu des scientifiques que depuis moins d’un demi-siècle alors que les populations indigènes de l’île le connaissent depuis longtemps. En effet, ces chats sont parfois victimes de pièges destinés à d’autres animaux.

En japonais, ce chat est appelée Iriomote yama-neko (西表山猫?), soit « chat de montagne (chat sauvage) d’Iriomote ». Cette espèce n’existe que dans cette île. Il y aurait environ 200 à 250 individus vivant actuellement.

C’est un chat plutôt petit et léger. Il est actif surtout la nuit, durant laquelle il chasse dans la mangrove et la forêt qui recouvrent l’île. D’après des habitants, ce chat est particulièrement difficile à apercevoir. Il a été rapporté que des chats auraient été vus par un groupe en bateau, se baignant dans un bras de la rivière au niveau de la mangrove.

Sur la route principale de l’île, la signalisation invite les rares automobilistes à faire attention. Dans les zones où des chats ont été tués, la chaussée est signalée par des bandes rugueuses sonores.


Chatleo1.jpg

BengalModifier

Le Prionailurus bengalensis bengalensis a été utilisé pour les premières tentatives d’hybridation. Celles-ci prirent naissance dans un programme de recherche aux Etats-Unis sur la leucose féline. A l'époque, on croyait que ce petit félin était naturellement immunisé contre cette maladie. Ces individus furent ensuite confiés à une généticienne américaine (Jean Mill) qui débuta dans les années 1960 un programme d’élevage dont le but était d'obtenir un chat au caractère domestique mais à l'aspect sauvage. Si les mâles de première génération étaient systématiquement stériles, la plupart des femelles, elles, permirent le développement d'une nouvelle race de chat: le bengal.

Depuis 1963, Jean S. Mill fut aidée par l’Université de Davis en Californie qui lui fournit huit femelles issues d’un même croisement. Il y eut également des croisements avec le mau égyptien, le burmese et le siamois dans le but de fixer certaines caractéristiques physiques et de ne pas tomber dans une trop forte consanguinité. Il fallut attendre 1985 pour que Jean S. Mill puisse présenter un de ses chats en exposition. Le succès est immédiat et la TICA reconnaît rapidement la race en tant que « nouvelle race » en 1986 et l’autorise à accéder au championnat en 1991.

Les couleurs les plus courantes actuellement sont le Brown, le Snow et le Silver. Deux types de motifs sont acceptés : le spotted (voir rosetted) et le marble. Dans les deux cas, un contraste extrême entre les tâches et le fond de robe est recherché.

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