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Tony Oursler plasticien contemporain américain né en 1957 à New York

Biographie et œuvreModifier

Tony Oursler est né le 19 mai 1957 à New York.

Il suit les cours du California Institute of Arts où il travaille principalement la vidéo et l’installation. Il exploitera d’ailleurs jusqu’aujourd’hui l’outil vidéo et surtout celui de la projection qu’il utilisera notamment avec des images de corps ou fragments de corps sur des sphères suspendues, ou des poupées posées sur le sol. Supprimant ainsi certaines propriétés de la projection comme celle du cadre, il nous transporte dans des univers spectraux posant la question de l’humain et du non humain et tentant de reproduire les émotions de l’homme face à la monstruosité ou à l’inanimé.

Tony Oursler met en scène ses vidéos dans des installations qu’il nomme des « dispositifs », au sein desquels l’image projetée échappe volontairement à son cadre. Sculptures, écrans et bandes-son à la dramaturgie immersive et très construite racontent le burlesque et le tragique de notre monde.

Les douze œuvres de son exposition Dispositifs:

  • The Watching, 1992
  • System for Dramatic Feedback, 1994
  • 5 Architectural Blocks, 1994-1996
  • Switch, 1996
  • Eyes, 1996
  • Fantastic Prayers, 1999
  • Jinxed, 2002
  • Junkspace, 2004
  • Window project, 2005
  • 3 Architectural Models, 2005
  • Multicolored MPD, 2005
  • Climax, 2005

Tony Oursler a véritablement changé le champ et la définition des « installations » vidéos dans l’art vidéo. En effet, il a plutôt fait appel à une forme de théâtralisation. Il utilise différents médiums comme la vidéo, les films, la photographie, les objets, la sculpture, l’informatique, le web, mais également des bandes sonores et musicales travaillées. Dans l’univers d’Oursler, rien ne peut échapper au visible. Le bruit et la lumière font partie intégrante des dispositifs. L’image est omniprésente dans l’exposition. Sa projection constitue l’œuvre. Le spectateur est placé devant l’hégémonie de l’œil et du visuel. L’image constitue l’avenir de l’art, et permet par certains moyens de transmettre des messages.

À travers le temps, la thématique développée par Tony Oursler demeure le corps humain mis à mal par le monde contemporain. Pour la signifier, il a réduit ce corps, l‘a fragmenté, désintégré en faisant de la poupée la figure centrale, et significative de son art. Des poupées de chiffon, au visage vidéo, qui se perdent en logorrhées infinies et révèlent ainsi l’invasion du monde réel par l’image. En convoquant toutes sortes de médias, il immerge le spectateur dans des environnements qui offrent une simulation du vivant. Mais contrairement à l’imagerie fonctionnelle dans laquelle l’homme contemporain baigne, les multiples acteurs virtuels d’Oursler délivrent un message, tout en en entravant le sens, pour écrire une parabole de l’incommunication. L’idée qui préside à l’exposition est celle d’une déambulation dans un brouhaha audiovisuel, un univers entre architecture et art, dispositif et vidéos.

Pour la Biennale de Lyon 2015, il créé Weak-classifers. Dans le silo central de la Sucrière, l’installation s’intéresse à la question de l’identité, dont l’indexation massive à l’échelle de la planète se généralise grâce aux techniques de reconnaissance faciale. Les effets coercitifs de cette technologie, qui trouve de nombreuses applications dans les domaines de la vidéo-surveillance, de la biométrie, de la robotique, ou de la classification d’images et de vidéos sur Internet, n’ont pas encore été totalement perçus : Tony Oursler s’en fait l’écho dans de vaste installation qui souligne l’impact de la technologie informatique sur la vie quotidienne.

Expositions (sélection)Modifier

L’œuvre de Tony Oursler a fait l’objet de rétrospectives au Stedelijk Museum (Amsterdam), au Pinchuk Art Centre (Kiev), à la Kunsthaus Bregenz, au Whitney Museum (New York)

  • 1987 Documenta VIII (Kassel)
  • 1992 Documenta IX (Kassel)
  • 2015 13e Biennale d'art contemporain de Lyon, La Vie Moderne, commissaire Ralph Rugoff
    • template/variant/friend/stranger - Lisson Gallery, Londres

GalerieModifier

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